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Le blog de pcfmanteslajolie

A contre-courant du slogan de Xavier Bertrand

3 Septembre 2015, 06:29am

Publié par pcfmanteslajolie

A contre-courant du slogan de Xavier Bertrand

Publié par Le Courrier Picard - 30 août 2015

 

Xavier Bertrand (Les Républicains) est candidat tête de liste aux Régionales de décembre.

Il axe sa campagne sur le travail alors que dans sa ville, le chômage bat des records.

 

Le député-maire Les Républicains, Xavier Bertrand, est en campagne pour prendre la tête de la grande région Nord-Picardie.

Sa campagne est axée sur un slogan : « Notre région au travail ».

Ce qui fait grincer les opposants locaux de l’élu (lire ci-contre).

Quand il est arrivé au poste de maire, en 2010, le bassin saint-quentinois (120 communes) comptait 11 659 inscrits au Pôle emploi (chiffre décembre 2010). Ils sont 13 891 en juin 2015.

 

1 Le slogan
Xavier Bertrand part en campagne avec un slogan : « Notre région au travail ».

« C’est un slogan qui est né spontanément lors de la construction de la campagne par l’équipe de campagne, explique l’attachée de presse du candidat, Caroline Fel. Il n’y a pas eu de recours. »

Il s’agissait avant tout des valeurs fondatrices d’un projet.

« L’emploi, c’est une donnée, le travail est une valeur. » « Au travail » ne veut pas forcément dire « à l’emploi ».

« Xavier Bertrand a toujours défendu le fait que chacun peut changer son destin grâce à son travail. »

Elle liste les points clés : « C’est soutenir ceux qui donnent du travail, accompagner ceux qui travaillent et trouver des solutions pour ceux qui travaillent. »

Selon l’attachée de presse, le premier magistrat de Saint-Quentin a bien pris note des problèmes lors de ses permanences.

« Quand des Saint-Quentinois viennent lui expliquer que la situation économique est tellement dure qu’ils ont dû vendre leur voiture, comment trouver du travail ? »

Ou un emploi.

La subtilité sémantique est infime.

 

2 Les chiffres
 

Depuis 2010, le nombre de demandeurs d’emploi, à Saint-Quentin, ne cesse d’augmenter.

Selon l’Insee, en décembre 2008, le nombre de demandeurs d’emploi à Saint-Quentin, intra-muros, est de 5 085.

Il augmente régulièrement et passe la barre des 6 000 en 2010 (6 565 en décembre). En 2012, ce sont les 7 000 inscrits (7 025 en décembre).

Il frôle aujourd’hui les 8 000 (7 837 en décembre 2014). Le taux de chômage à Saint-Quentin et dans le Saint-Quentinois est un des plus élevés de la région.

Sur le site ville-date.com (qui recense toutes les données de la ville), il est fait état d’une augmentation de 55 % du taux de chômage entre 2008 et 2014.

Les derniers chiffres officiels font état d’un taux de chômage de 17 %.

 

3 Le bilan
 

Le maire n’est pas un créateur d’emplois.

Mais il peut favoriser l’installation d’entreprises.

Ainsi, selon les chiffres donnés par la municipalité entre 2008 et 2014, ce sont 1 708 emplois qui ont été créés pour 1 332 emplois détruits.

Mais les chiffres du chômage n’ont jamais été aussi élevés.

Le nombre de demandeurs d’emploi sur l’ensemble du bassin tend à se stabiliser : en décembre 2013, ils étaient 13 687, en décembre 2014, 13 793 et en juin 2015 13 891(source Pôle emploi).

« Les leviers d’un maire ne sont pas ceux d’un président de région », insiste l’attachée de presse.

Elle termine : « La Picardie plonge à cause de la désindustrialisation. Mais le bassin d’emploi saint-quentinois résiste mieux. »

Un argument que connaissent bien les détracteurs du premier magistrat mais qui les laisse dubitatifs.

 

ALICE MEUNIER

 

TROIS QUESTIONS A Olivier Tournay, conseiller municipal d’opposition (communiste)

 

Que pensez-vous du slogan « Notre région au travail » ?
 

Xavier Bertrand sous-entend « grâce à moi, la région sera au travail » mais il n’a pas réussi à le faire à Saint-Quentin en tant que maire.

Selon les chiffres des demandeurs d’emploi publiés par l’Insee, il y a eu une augmentation de 54,12 % entre 2008 et 2014.

Ce slogan, dans la ville où Xavier Bertrand est maire, est une vaste comédie.

 

Mais le maire n’est pas un créateur d’emploi…
 

Non. C’est la Région qui a les compétences.

Mais Xavier Bertrand a eu toutes les casquettes.

Il est dans la majorité municipale depuis 1995, il est député et il a même été ministre du Travail…
Et si, quand vous êtes ministre, vous ne débloquez rien dans votre ville, c’est qu’il y a un souci.

 

Quel reproche faites-vous à Xavier Bertrand ?
 

D’instrumentaliser l’emploi. Je me base sur les chiffres de l’Insee, lui sur ceux de Pôle emploi.

Les chiffres de l’un ou de l’autre ne sont que la partie visible.

Car, en cas de stage, les demandeurs d’emploi sortent des statistiques et les radiés n’en font pas partie.

Le taux d’inactivité à Saint-Quentin est ahurissant.

La ville est sinistrée.

 

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Le pédagogue 02/04/2016 19:38

Le pédagogue :


- Tout conte fait, le non cul-mul des mandats zéléc-taureaux, con-solide la démo-cratie.
Dès que j’ai eu la présidence de la région, j’ai laissé tomber les mandats de député et de maire.
Le manque à gagner ?
La démo-cratie ne perd pas.
J’ai fait voter, démon nain stallation, un texte pour toucher, démo-cratique-ment, le manque à gagner.
- La République a tout prévu.
- Et lorsqu’elle oublie, les zélés cteurs et les zélées ctrices raie-parent.