BUDGET 2026, UN BUDGET DE CLASSE
AUSTERITE POUR QUE LE PEUPLE PAIE LE PRIX FORT, PROTECTION POUR LES PRIVILEGIES
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Le Parlement discute actuellement de deux Projets de Loi présentés par le gouvernement : l’un, le Projet de Loi de Finances (PLF) concerne le budget de l’état pour 2026, l’autre le Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS).
Ces projets ne marquent aucune rupture, aucune justice fiscale : toujours plus de cadeaux aux plus riches, toujours plus de sacrifices pour les salariés, retraités et chômeurs et précaires, toujours plus d’inégalités. Ils marquent la soumission du gouvernement aux intérêts du capital. Jugez par vous-même.
Les débats budgétaires ont d’abord concerné les recettes (avec l’objectif gouvernemental de ne pas les accroître), avant de discuter des besoins (les dépenses). Ainsi, le gouvernement n’a proposé d’accroître certaines dépenses que si elles sont compensées par la réduction d’autres . Le débat est donc corseté d’avance.
Le gouvernement, à la recherche de 40 Milliards, notamment pour accroître les dépenses militaires, a prôné le partage des efforts entre tous les Français, mais a refusé de mettre à contribution les « riches », entreprises, actionnaires et détenteurs de patrimoines conséquents en refusant la taxe ZUCMAN sur les ultrariches.
Pourtant, depuis 2017, les dividendes se sont accrus de + 85% (73 milliards € de dividendes en 2024 pour le CAC°40, équivalent à 2023) alors que le revenu des plus pauvres a baissé de 1% et que leur nombre s’est accru de 10% pour atteindre 10.000.000 de personnes. Le ruissellement de la richesse est un douloureux mensonge. La moitié des salariés gagne moins de 2100€ nets par mois. Alors que 10% des plus riches détiennent plus de 50% du patrimoine national, 50% des moins riches n’en détiennent que 8%. Les inégalités se creusent.
La fraude fiscale atteint chaque année 100 Milliards d’euros, l’essentiel étant le fait de l’évasion fiscale, des fraudes d’entreprises qui ne paient pas leurs cotisations sociales ou la TVA,…. Globalement les aides de l’état aux entreprises, le plus grandes en particulier, sont évaluées par le sénat à 211 milliards d’euros chaque année, sans contrepartie ni suivi par l’état. C’est le premier poste de dépenses de l’état !
Le gouvernement fait le choix à priori de ne pas prendre en compte les besoins de la population en termes de revenu, de services publics, de soutien aux collectivités territoriales dont les communes, de lutte contre le réchauffement climatique. Il fait le choix de distraire les citoyens crédules en désignant les petits fraudeurs (16 milliards d’après le gouvernement) comme responsables de l’endettement de la France (3500 milliards), en fermant les yeux sur le gros gibier qui se gave par centaines de milliards !. Pire, il licencie les fonctionnaires qui pourraient assurer contrôler (30000 emplois supprimés à la DGFIP depuis 2008).
Il n’a pas non plus la volonté de progresser vers l’égalité citoyenne, en assurant l’égalité des salaires des femmes et de hommes, en restructurant la fiscalité. En effet, Les grandes entreprises de plus de 5000 salariés paient 14.3% d’impôt sur les sociétés alors que les PME en paient 21.4%. En particulier, le refus du gouvernement de réduire les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises crée un manque de ressources pour la sécurité sociale, à l’origine d’un déficit artificiel. Il en va de même pour le refus de conditionner les aides aux entreprises à certains objectifs et critères, qui crée artificiellement un déficit budgétaire.
En même temps qu’il propose de réduire les dépenses de santé de 7 Milliards, Il affirme une volonté de renforcer les crédits militaires de+7.1 Mds €, à la remorque des USA de TRUMP, pour soutenir l’OTAN et l’Ukraine en particulier et se préparer à une hypothétique guerre future, mais pas pour sanctionner la politique génocidaire de Netanhyaou en Israel ni aider le peuple palestinien ou Sahraoui à structurer un état de façon autonome sans arrière-pensée néocoloniale.
Il n’hésite pas à frapper les plus précaires (baisse des APL, RSA avec 15h de travail,
Ces choix libéraux se retrouvent dans les votes de la plupart des députés de partis de la coalition présidentielle, de droite et d’extrême droite au parlement et au sénat. Alors que les profits explosent et que les inégalités se creusent, le gouvernement et le patronat persistent dans leurs dogmes ultralibéraux : gel des salaires, prestations sociales et retraites avec sous indexation jusqu’en 2030, suppressions de postes, réorganisations brutales, privatisations, précarisation généralisée, destruction de notre système de protection sociale (santé, retraite, assurance chômage).
Face à un pouvoir qui méprise le peuple et abîme la démocratie, les députés communistes défendent la justice sociale, la République et la souveraineté populaire. Les communistes portent une stratégie claire : tout faire pour arracher de réelles victoires au Parlement et faire grandir un projet de société en rupture avec les impasses capitalistes, qu’elles soient néolibérales ou nationalistes, en faisant appel à l’intervention de la classe travailleuse.
Nous voulons :
- L’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
- L’abrogation de la réforme des retraites
- La taxation des hauts revenus et des revenus du capital,
- des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises.
- Un fonds d’avances de 100 milliards d’euros dès 2026 pour l’investissement, l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics et la lutte contre le réchauffement climatique.
- la baisse de la TVA à 5,5% sur l’électricité.
- prendre le parti du travail contre le capital, de la paix contre les bellicismes.
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Voici à l’étape actuelle, quelques « efforts » demandés par le gouvernement au Français pour atteindre 40 milliards de réduction:
- Pour les plus modestes :
- Une contribution des assurances complémentaires santé de 2,05%=1Md €) ;
- Une contribution des entreprises sur les avantages salariaux de 8% (Tickets restaurant, culture, etc…)
- Une exonération de cotisations sociales concernant les apprentis de l’ordre de 100€ à 190€ par mois ;
- Une économie de 7,1 Milliards € sur le budget santé, quasi-équivalente à l’augmentation des dépenses militaires (réduction de budget pour les hôpitaux avec ONDAM 1.6% pour une inflation de 1%, doublement des franchises médicales = -2Mds€, réduction des arrêts de travail pour maladie/accident, fiscalisation des indemnités journalières, moindre remboursement des transports sanitaires,…) ;
- Fin de l’abattement fiscal de 10% pour les retraités (forfait de 2000€)
- Durcissement des règles d’accès au RSA (15h de travail par semaine) et chômeurs,
- Non indexation des APL sur l’inflation (2.000.000 de personnes concernées), suppression des APL pour les étudiants hors-UE (« Etrangers »)
- Gel des prestations sociales,
- Gel des retraites en 2026, sous indexation de 0.4 points sur l’inflation jusqu’en 2030 ;
- Report de la réforme des retraites à 64 ans jusqu’en 2027
* Pour les collectivités locales : Réduction de budget de 4,7 Mds €(0.7 Mds € pour l’habitat ; 0.09 Mds € pour les Agences de l’eau ; ..)
* Climat : Ecologie, développement et mobilités durables : +1.04 Md€ (annulés par l’inflation de 1%) avec baisse pour les collectivités (baisse de 0.5 Mds€ de Ma Prim’Rénov pour l’isolation des bâtiments et les énergies décarbonées ), Rien pour le logement HLM, division par 2 du Fonds vert des collectivités (sécheresses, inondations, énergie);
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