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Le blog de pcfmanteslajolie

Nous ne les oublions pas ...

, 15:52pm

Publié par pcfmanteslajolie

Novembre 2020.

 Marcel LEFEVRE

 

Marcel Lefèvre est décédé le 4 novembre 2020 dans la nuit à l'hôpital de Mantes-la-Jolie.

Marcel était candidat de notre liste VIVRE MIEUX A MANTES-LA-JOLIE en mars 2020.

Il avait accepté d'être candidat malgré ses problèmes de santé qui l'immobilisaient depuis plusieurs années.

Il avait également été candidat en 2008 et en 2014 sur les listes municipales présentées et soutenues par notre section.

Le 16 novembre (Crématorium des Mureaux) puis le 18 novembre (cimetière de Gassicourt), les communistes étaient représentés et lui ont rendu un hommage.

Vous trouverez, ci-dessous, l'hommage prononcé par Marc Jammet au nom de la section de Mantes-la-Jolie du PCF.

 

Notre camarade Marcel nous a quittés.

Je veux dire ici le sentiment de tristesse profonde que ressentent les communistes qui viennent de perdre l'un des leurs.

Marcel, c'était un syndicaliste CGT de chez Renault à Saint-Ouen.

Un syndiqué qui nous racontait souvent comment le stage syndical qu'il avait suivi l'avait instruit sur - comme on dit entre nous - l'appropriation par le patronat de la plus-value produite par les salariés.

Et Marcel, parce qu'il voulait agir pour changer cette société injuste et inégalitaire, avait fait le choix d'adhérer au Parti communiste français.

Marcel, nous l'avons davantage connu après son licenciement.

Renault c'était encore une entreprise nationale mais elle se comportait déjà comme une entreprise privée.

Et Renault ferma Saint-Ouen, soi-disant par mesure d'économie - avec un petit chèque pour celles et ceux que l'entreprise jetait comme un kleenex et sur l'avenir professionnel desquels elle avait tiré un trait cynique, méprisant.

Marcel c'était un militant communiste.

Oh il ne revendiquait rien pour lui-même.

Il ne parlait pas de ses problèmes, d'argent notamment mais c'était un vendeur régulier de l'Huma Dimanche avec Claude Labrot devant "Chez Nedellec" comme nous disions (Café le Week-end).

C'était un distributeur de tracts - NOTRE distributeur sur le "105".

C'était l'un de nos camarades qui surveillait les bureaux de vote.

Marcel c'était aussi l'un des candidats des listes municipales que nous avons présentées à Mantes-la-Jolie en 2008, en 2014, en mars dernier, Marcel a toujours répondu présent - même en mars dernier alors que sa santé défaillante l'immobilisait déjà depuis plusieurs années.

Marcel, c'était aussi un citoyen reconnu, apprécié par ses collègues, ses voisins, les militants d'autres partis aussi ...

L'annonce de son décès a marqué ainsi, sur les réseaux sociaux d'Internet - plus de 500 personnes et provoqué de nombreux témoignages - divers: de militants politiques ou non, de croyants comme de non-croyants - tous empreints de profond respect.

Peut-être parce que Marcel, malgré tous les coups qu'il pouvait prendre - c'était le Marcel souriant.

J'ai à cet égard une petite anecdote.

Il y a longtemps - on va dire pratiquement une quarantaine d'années.

Jeune militant je me rendais à une réunion du Parti à l'Agora quand une voiture m'a grillé la priorité.

Jeune et impulsif - bête quoi ! - j'avais rattrapé l'impudent et lui avais fait une queue de poisson.

Et puis en arrivant sur le parking de l'Agora, j'ai vu cette voiture qui s'y garait aussi.

C'était un camarade !

Et je ne les connaissais pas tous bien entendu ..

Pour le moins j'étais gêné. Que faire ? Que dire ?

C'est Marcel qui est venu vers moi sans aucune hésitation et qui m'a dit "Ah c'est toi qui m'a fait une queue de poisson" en me tapotant sur l'épaule et en riant.

Je ne connaissais pas Marcel.

Il est devenu mon pote pour qui - comme d'autres - j'ai toujours ressenti beaucoup beaucoup d'affection ... et de respect aussi.

Marcel nous a quittés mais sa personnalité, ses valeurs, son engagement perdurent.

Ils produisent, ils produiront d'autres engagements et contribueront à changer cette société où le bonheur aura enfin droit de cité, l'espoir auquel nous travaillons tous à notre façon.

Aujourd'hui, c'est bien-sûr la tristesse qui domine.

Au nom de notre section, nous voulons dire à Joëlle, sa soeur et notre camarade également qui a partagé toute une partie de sa vie, à Ben - notre camarade Djemaï, toujours présent quand il l'a fallu, à toute sa famille et à toutes celles et tous ceux qui l'appréciaient, qui l'aimaient - nous voulons leur dire que nous les entourons de notre affection: sincère, honnête - comme savait l'être Marcel.

Août 2020.

Suzanne Gauvrit

 

C'est avec beaucoup de peine que les communistes ont appris il y a un peu plus d'un mois le décès de leur camarade Suzanne Gauvrit.

Une petite cérémonie s'en est suivie. Marie Llorente y représentait notre section et lui a rendu un dernier hommage de notre part.

 

Chère Suzanne, chère camarade,

 

Tu m’avais dit que tu étais prête pour le grand voyage, mais que tu ne voulais pas souffrir. J’espère que tu n’as pas souffert.

 

Suzanne était une femme au caractère bien trempé et elle ne pratiquait pas la langue de bois, mais elle avait un grand cœur, c’était une battante, une rebelle !

 

Moi qui n’étais rien, me disait-elle, je me suis sentie devenir quelqu’un le jour où je me suis syndiquée à la C.G.T.

 

Elle a eu une activité intense au sein du syndicat, elle est devenue déléguée du personnel et s’est battue sur tous les fronts jusqu’à la fermeture de son usine.

 

Elle a ensuite adhéré au Parti communiste au sein duquel elle a milité sans relâche. Elle a été secrétaire de cellule à la Cellophane et également dans son quartier Les Merisiers, où elle était très connue.

 Elle a eu le feu sacré jusqu’à la fin de sa vie. Elle me disait qu’elle regrettait de ne plus pouvoir militer car elle trouvait qu’on n’en faisait pas assez ! Elle avait un attachement indéfectible au Parti Communiste.

 

Elle était également engagée à la CNL, l’amicale des locataires.

 

Elle a aussi participé à la création à Mantes, de LSR, association Loisirs et Solidarité des Retraités, émanant de la C.G.T, pour permettre aux retraités de se retrouver dans diverses activités et surtout de pouvoir partir en vacances avec une aide pour les plus démunis.

 

La vie n’a pourtant pas épargné cette femme si forte. Etant devenue orpheline dès son plus jeune âge, elle avait souffert du manque de la présence d’une mère.

 

 Elle a également eu la douleur de perdre une fille emportée par un cancer. Ca été une grande blessure, de laquelle elle s’est remise grâce à l’affection de ses enfants. Mais elle me disait on n’oublie jamais.

 

Ses enfants et petits enfants c’était son refuge. Elle appelait ses petits fils mes p’tit gars.

 

C’était une femme qui avait de l’allure, toujours impeccable, bien coiffée, des boucles d’oreilles assorties à ses vêtements, elle était élégante avec pas grand-chose !

 

Suzanne tu nous a quittés, on aurait aimé te garder un peu plus longtemps parmi nous. Je t’ai vue une dernière fois il y a trois semaines, mais tu n’étais plus la Suzanne que j’ai connue, tu étais très faible et tu as eu du mal à me reconnaître. J’ai échangé un peu avec toi, mais je suis partie parce que tu étais fatiguée. Chaque fois que je passe devant chez toi et je vois les volets fermés j’ai un pincement au cœur.

 

Voilà, chère Suzanne, chère camarade, je te dis au revoir et surtout, sache que nous continuons ton combat pour un monde meilleur.