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Le blog de pcfmanteslajolie

Suzanne Gauvrit

, 16:57pm

Publié par pcfmanteslajolie

C'est avec beaucoup de peine que les communistes ont appris il y a un peu plus d'un mois le décès de leur camarade Suzanne Gauvrit.

Une petite cérémonie s'en est suivie. Marie Llorente y représentait notre section et lui a rendu un dernier hommage de notre part.

 

Chère Suzanne, chère camarade,

 

Tu m’avais dit que tu étais prête pour le grand voyage, mais que tu ne voulais pas souffrir. J’espère que tu n’as pas souffert.

 

Suzanne était une femme au caractère bien trempé et elle ne pratiquait pas la langue de bois, mais elle avait un grand cœur, c’était une battante, une rebelle !

 

Moi qui n’étais rien, me disait-elle, je me suis sentie devenir quelqu’un le jour où je me suis syndiquée à la C.G.T.

 

Elle a eu une activité intense au sein du syndicat, elle est devenue déléguée du personnel et s’est battue sur tous les fronts jusqu’à la fermeture de son usine.

 

Elle a ensuite adhéré au Parti communiste au sein duquel elle a milité sans relâche. Elle a été secrétaire de cellule à la Cellophane et également dans son quartier Les Merisiers, où elle était très connue.

 Elle a eu le feu sacré jusqu’à la fin de sa vie. Elle me disait qu’elle regrettait de ne plus pouvoir militer car elle trouvait qu’on n’en faisait pas assez ! Elle avait un attachement indéfectible au Parti Communiste.

 

Elle était également engagée à la CNL, l’amicale des locataires.

 

Elle a aussi participé à la création à Mantes, de LSR, association Loisirs et Solidarité des Retraités, émanant de la C.G.T, pour permettre aux retraités de se retrouver dans diverses activités et surtout de pouvoir partir en vacances avec une aide pour les plus démunis.

 

La vie n’a pourtant pas épargné cette femme si forte. Etant devenue orpheline dès son plus jeune âge, elle avait souffert du manque de la présence d’une mère.

 

 Elle a également eu la douleur de perdre une fille emportée par un cancer. Ca été une grande blessure, de laquelle elle s’est remise grâce à l’affection de ses enfants. Mais elle me disait on n’oublie jamais.

 

Ses enfants et petits enfants c’était son refuge. Elle appelait ses petits fils mes p’tit gars.

 

C’était une femme qui avait de l’allure, toujours impeccable, bien coiffée, des boucles d’oreilles assorties à ses vêtements, elle était élégante avec pas grand-chose !

 

Suzanne tu nous a quittés, on aurait aimé te garder un peu plus longtemps parmi nous. Je t’ai vue une dernière fois il y a trois semaines, mais tu n’étais plus la Suzanne que j’ai connue, tu étais très faible et tu as eu du mal à me reconnaître. J’ai échangé un peu avec toi, mais je suis partie parce que tu étais fatiguée. Chaque fois que je passe devant chez toi et je vois les volets fermés j’ai un pincement au cœur.

 

Voilà, chère Suzanne, chère camarade, je te dis au revoir et surtout, sache que nous continuons ton combat pour un monde meilleur.