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Le blog de pcfmanteslajolie

Lycée Marie Curie à Versailles. Lettre aux parents d'élèves

29 Janvier 2020, 10:54am

Publié par pcfmanteslajolie

Celle-ci a été rédigée par les enseignants (SNES) et revient sur la réforme Blanquer et la casse du service public d'éducation nationale.

 

Epreuves E3C du lycée Marie Curie : janvier et février 2020

Position des enseignants mobilisés contre la réforme du lycée : les explications.

 

Chers parents d’élèves, Nous souhaitons attirer votre aattention sur ce que vos enfants subissent ou vont subir durant leur scolarité du fait de la mise en place de la réforme Blanquer du lycée et du bac.

Cette réforme a été mise en place contre l’avis de la profession et contre l’avis du Conseil supérieur de l’éducation.

Depuis plus d’un an, des professeurs de vos enfants se mobilisent contre cee réforme dont nous subissons tous la mise en œuvre depuis la rentrée. Une réforme qui pose de nombreuses difficultés pour vos enfants et leurs enseignants.

● LA DILUTION DU GROUPE CLASSE -

En filière générale, à parr de la Première, vos enfants ne sont dans « leur classe » que lors des cours de tronc commun.

Le reste de la semaine, ils sont répartis au gré des spécialités dans différents groupes.

Au lycée Marie Curie, les groupes de spécialité sont constitués des élèves provenant des huit classes !

Cela entraîne un isolement des élèves les plus fragiles scolairement et nuit à l’entraide et à la collaboration entre eux.

Cela entraîne également un isolement du professeur de spécialité qui se retrouve seul face à la gestion de son groupe et qui a plus de mal à connaître le profil des élèves hors de sa spécialité faute d'échanges faciles avec les collègues.

● DES ÉQUIPES PÉDAGOGIQUES DÉSORGANISÉES -

En première, le jeu des spécialités et l’injoncon à « casser » le groupe classe se traduit par la mulplicaon du nombre de professeurs intervenant dans une même classe... jusqu’à une trentaine.

Le conseil de classe se tiendra en l'absence des professeurs de spécialité et le travail du professeur principal est très compliqué.

De plus, cee mulplication rend impossible la mise en place de projets pédagogiques interdisciplinaires.

● DES PROGRAMMES AUX CONTENUS PLÉTHORIQUES ET AU NIVEAU INADAPTÉ -

Les élèves sont placés devant des programmes trop complexes dans certaines spécialités et se découragent très vite.

Ceci est parculièrement vrai dans la spécialité mathématiques suivie par de très nombreux élèves pour compenser l’absence de cette discipline en tronc commun en filière générale.

Le ministère n’a pas tenu compte des consultations faites en novembre 2018 qui ont donné lieu à des modificaons à la marge des projets de programmes.

De plus, la mise en place de nouveaux programmes en Seconde et en Première la même année, situation inédite en lycée jusque là, demande une charge de travail très importante pour les enseignants qui sont moins disponibles pour le suivi des élèves et des lacunes à combler pour les élèves de première ayant suivi l’ancien programme de seconde.

● DES ÉVALUATIONS CONSTANTES ET PEU FORMATIVES - Toutes les notes comptent à partir de la Première, ce qui crée une pression inutile et peu propice aux progrès.

L’obsession de la note est constante pour les élèves qui ne pensent plus qu’aux conséquences de la moindre évaluation pour le bac et pour Parcoursup.

En Terminale, les épreuves nationales de spécialité auront lieu en Mars ce qui laissera très peu de temps aux élèves pour consolider les méthodes.

Cette réforme prétendait lutter contre le bachotage, elle l’a érigé en principe pédagogique.

Le calendrier soulève de nombreuses questions à ce jour non résolues : quid du programme ? Comment mover les élèves entre mars et juin ?

Comment organiser les épreuves en mars dans des condions correctes sachant que les autres élèves auront cours ?

Comment concilier les lourdes correcons et les cours pour les professeurs correcteurs ?

Les modalités de l'épreuve du Grand Oral qui compte pour 10% de la note finale du baccalauréat ne sont toujours pas connues alors que nous devons les y préparer dès l'année de Première.

● DES CHOIX D’ORIENTATION TROP PRÉCOCES -

Les élèves sont contraints à choisir 3 spécialités en fin de seconde et à en abandonner une en fin de première.

Sur quels critères ? Avec quels enjeux ? Certaines formations post-bac ont déjà fait savoir qu'elles ne recruteraient pas les lycéens qui n’auraient pas fait telles ou telles spécialités.

Faut-il donc à 15 ans être déjà certain de son orientaon post-bac ?

Les E3C, une mise en place chaotique Les élèves des classes de Première générale et technologique (…/…)

Voir la suite (et le tout d'ailleurs) fichier PDF ci-dessous.

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