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Le blog de pcfmanteslajolie

le Parti communiste italien (PCI – nouveau) tente de se présenter sur un programme de rupture avec l’UE et l’euro

17 Avril 2019, 06:51am

Publié par pcfmanteslajolie

Les prochaines élections européennes donnent un éclairage sur le paysage du mouvement communiste italien, dévasté ou en reconstruction, suivant le niveau d’optimisme de l’observateur communiste extérieur.

 

Le nouveau système électoral est d’une complexité antidémocratique extrême.

Le scrutin européen est régional.

Pour se présenter dans toutes les régions, il faut authentifier 145000 signatures de parrainage d’électeurs, une procédure lourde, coûteuse et dissuasive.

On connaîtra le 17 avril les listes admises officiellement à se présenter.  

 

La branche italienne du Parti de la gauche européenne, pro-UE, pourra se présenter, grâce à l’appui de députés européens sortants.

Elle rassemble notamment ce qui reste de « Refondation communiste ».

La liste de coalition a choisi un intitulé minimal : « La gauche ».

Ses composantes collent, jusqu’à l’affiche reprenant son logo, au PGE, à la version de « gauche », « sociale », de l’intégration dans l’UE du capital.

Parmi les coalisés italiens du PGE, le parti « Une autre Europe avec Tsipras » donne bien le ton.  

 

Le « Parti communiste – Italie » pourra aussi être présent dans toutes les régions à défaut d’une campagne de signatures militante.

Ce parti, dont nous suivons régulièrement et traduisons parfois les positions, bénéficie du parrainage de 2 députés européens du Parti communiste grec, le KKE, ce qui est reconnu et validé par la loi électorale italienne pour se présenter.

 

Pour sa part, le Parti communiste italien tente de rassembler les signatures citoyennes.

Le PCI, créé en 2016, est issu d’un regroupement de l’ex-Parti des communistes italiens (PdCI), lui-même ancienne scission des années 1990 de « Refondation communiste », d’éléments de gauche de Refondation et d’autres cercles communistes.

Le nouveau PCI est brièvement resté dans l’alliance électorale « Pouvoir au peuple » avec des organisations réformistes pro-UE dont Refondation, avant de rompre et de développer une ligne plus claire de rupture, notamment contre l’UE.

 

Aujourd’hui, le PCI met toute sa force militante pour pouvoir se présenter dans le plus de grandes régions électorales possible.

Le PCI se place dans l’appel des partis membres du groupe hétéroclite de gauche au Parlement européen, GUE-NGL.

Mais il affiche, sans ambiguïté, dans ses slogans, dans sa campagne de parrainage, dans son expression publique, une ligne de rupture avec l’UE du capital.

 

Nous reprenons son affiche-programme nationale.

Nous suivrons avec attention les évolutions de la situation des communistes en Italie dans les prochaines semaines avant les Européennes.

 

Traduction de l’affiche-programme du PCI :

 

L’Europe, non l’Union européenne

  • Une Europe formée d’Etats souverains, libérés des traités antidémocratiques, qui coopèrent pour le développement du continent.
  • Sortie de l’Italie de l’Union européenne et de l’Euro. Pour un pays souverain et indépendant.
  • Pour la Paix, avec sortie immédiate de l’OTAN et retrait des forces armées de toutes les guerres  impérialistes.

 

Travail et économie

  • Un salaire minimum garanti à 10 euros net par heure.
  • De nouveaux programmes économiques et démocratiques de l’Etat.
  • Un renforcement des infrastructures et une réindustrialisation du pays à travers d’investissements publics massifs.
  • Des nationalisations et l’arrêt des privatisations.
  • Des plans de recrutement dans tous les services publics, particulièrement à l’école et dans la santé.
  • Union de la Banque d’Italie et du ministère des finances pour maintenir des taux d’intérêt stables et bas sur les obligations d’Etat.
  • Fiscalité progressive suivant les termes de la Constitution.
  • Réécriture du droit du travail à partir de la réintroduction de l’article 18.

 

Sans la jeunesse, pas d’avenir

  • Gratuité universelle de la scolarité publique de la maternelle à l’université.
  • Rachat gratuit des années d’étude universitaire.
  • Relance des coopératives de jeunes [cooperazione giovanile] comme modèle alternatif de travail et de société.
  • Un emploi assuré pour deux ans pour tous les nouveaux diplômés selon leur parcours d’étude.

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